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  Posted: Aug 15, 2012 10:42 PM FEED
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0 Walden
Avant-Première de Camion. (cc Pauline Marois)

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Posted: Oct 10, 2017 1:13 AM
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8 Normal
Sans se demander pourquoi, comment fait-on une suite d’un chef d’œuvre du cinéma? Le club sélect des suites plus brillantes que leurs originaux se comptent sur les doigts d’une main: The Godfather: Part II (1974), Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (1980), Mad Max: Fury Road (2015); Blade Runner 2049 n’en fait pas partie.
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Pour une troisième fois d’affilée, Denis Villeneuve se voit déléguer la tâche (monstre) de transformer un scénario ordinaire en une expérience techniquement parfaite. Tout comme Sicario (2015) et Arrival (2016), c’est le génie de Villeneuve qui fait vivre l’essentiel des émotions que la structure narrative peine à communiquer. Ainsi, même si la formule science-fiction de cette suite est relativement déjà vu, des films comme Her (2013) ou la série Westworld (2016-) ont par ailleurs mieux adressé certaines similitudes thématiques, la maîtrise de tous les aspects du langage cinématographique par le réalisateur et ses acolytes (Deakins à la photo ainsi que Wallfisch et Zimmer à la musique) transporte adéquatement le spectateur dans un univers d’où il en ressort perturbé à souhait.
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On aurait pu faire plus court (quitte à ressortir une version Director’s Cut, comme l’original, par la suite) mais cela démontre toute la confiance et l’influence que Denis Villeneuve a conquis chez nos voisins hollywoodiens.
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À voir en salle.
"As we enter the Eight of Cups, we have just arrived in time to see him make his departure. A second later and he would have been gone out of the frame. We would have wondered where he had gone and what had happened to him? He never stopped to say goodbye or inform us of his departure for he just upped and went. He has had a habit of late for not sharing his comings and goings with anyone. He had become quite private and kept to himself most of the time. All who know him have remarked on the change in his personality. Some have been disturbed by it and just want his old-self back while others have left him alone, supporting and admiring his changed being. We all have to grow-up some time or other and take responsibility for our lives. We must move beyond blaming others for our shortcoming; our parents, lack of money, our body and looks. We must also stop looking to others to make us happy. The book stops with us. Me, myself and I is responsible so the time for making excuses is over in The Eight of Cups." #tarot by @larose_paris
Posted: Sep 27, 2017 4:55 PM
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1 Crema
Officiellement la dernière journée du #ClubPiscine
Le moins que l'on puisse dire c'est que le plus récent film de Darren Aronofsky ne laissera personne indifférent. Avec mother!, l'auteur et réalisateur replonge dans les méandres psychotiques qui s'apparentent davantage à son Requiem For a Dream (2000) que son plus récent Black Swan (2010); mais ce ne sont là que de vagues références car ce long-métrage est relativement incomparable, tout genre confondu. Et c'est là que le bât blesse: doit-on prendre mother! pour son discours méta-critique d'un Aronofsky hyper-conscient des malheurs qu'il inflige à son entourage lors de son processus créatif ou comme un film d'horreur qui jongle avec le genre d'exploitation, de la maison hantée et du fantastique à la Spike Jones? D'un côté comme de l'autre, en ménageant la chèvre et le chou, on se retrouve avec une patente artistique qui souhaite tout exprimer à défaut de dépeindre de réelles angoisses profondes et crédibles. Même si le film est assez parfait d'un point de vue technique, ce dernier demeure incapable d'articuler une diégèse à la hauteur de ce à quoi l'auteur souhaite prétendre: dérangeant à souhait mais pour de faux prétextes portés par des personnages qui ne font qu'exister sans aucune raison. Ne croyez pas l'engouement, mother! sera rapidement oublié faute d'avoir pu s'exprimer convenablement. Dommage.